
Quelques témoignages
La force du
pardon
J’en ai voulu longtemps à mon père. Pendant trente ans, j’ai
gardé rancune, une rancune tenace pour toute la violence qu’il nous a fait
endurer à mes sœurs et à moi. Je n’avais qu’une photo de lui, je l’avais bien
enfermée dans un coffre. Et quand il m’arrivait de la voir, il ne montait en
moi que du ressentiment et de colère envers lui.
J’ai vécu une agapèthérapie. On a prié avec moi pour que je
sois libérée, mais la guérison ne s’est pas manifestée sur le champ. Après
quelques mois est survenu le miracle : à quelques reprises dans la semaine,
j’avais le goût de revoir cette photo de mon père, sans plus. Un bon matin, je
me suis enfin décidée à la sortir de sa prison pour la placer dans le salon.
Depuis ce temps montent en moi les souvenirs heureux de la relation avec mon
père. La colère et le ressentiment se sont atténués jusqu’à disparaître.
Béni soit le Seigneur pour cette merveilleuse guérison !
Arlette

Apparition
d’une petite flamme aux Îles-de-la-Madeleine
À travers des témoignages, vous arrive-t-il de penser que
certaines manifestations de Dieu, guérisons, prophéties ou apparitions sont
exceptionnelles ? Pour vous aider à réaliser que Dieu est amoureux fou de vous,
qu’Il fait ses « petits miracles ordinaires » pour chacun à tout instant, voici
quelques étincelles de son Amour. Voulez-vous qu’elles se propagent comme une
traînée de feu sur toute la terre ? « Aimez-vous les uns les autres comme je
vous aime » (Jn 15, 12). Le Seigneur refait le paradis avec nous.
Un jour où je m’apprêtais à cueillir de la camomille et
autres herbes à faire sécher, je m’aperçois que j’ai oublié mon couteau. Je
n’ai eu qu’à lever les yeux pour en trouver un quelques pieds plus loin. En mon
cœur, je dis : « Comme tu es bon, Jésus ! »
Les paroles de mon époux me reviennent en mémoire : « Dieu est fou de toi ! »
Comme j’ai peine à y croire. Mais je repense souvent à son empressement pour
moi.
Une
autre fois, mon cher époux a besoin d’une paire de bottes en caoutchouc.
Évidemment, nous le demandons à Notre Père : « Papa, occupe-toi de trouver
des bottes pour nous ». Je suis curieuse de voir s’il nous en donnera. Quelques
jours plus tard, sur le bord de la route… un pêcheur a dû oublier ses bottes.
Peut-être les a-t-il abandonnées car elles sont usées. Un peu grandes pour mon
bien-aimé ; elles font tout de même notre joie, il aura les pieds au sec.
Désormais, lorsque j’égare quelque chose, au lieu d’être choquée, je loue le
Seigneur en espérant que ceux qui perdent leurs « affaires » pensent comme moi…
Encore ce matin, très tôt, en ramassant des cannettes et des bouteilles de
bière vides, j’en trouve un tas trop gros pour les transporter toutes à la fois
dans mes mains. Je fais le tour pour prendre les éparpillées et je reviens le
cœur souriant avec, à la main, le sac dont j’ai besoin.
Lorsque j’ai faim et soif de lumière, je reçois immanquablement de la Bible, la
nourriture dont j’ai besoin. Je remarque de temps en autre que je n’ai même pas
à faire l’effort de l’ouvrir. Demeurée là, disponible, déjà ouverte à la bonne
page, sa Parole m’attend comme un festin royal préparé pour moi. « Mais quelle
vanité de prétendre que Dieu n’entend pas, que Shaddaï ne remarque rien » (Jb
35,13).
Qui n’a pas une petite histoire d’amour avec Dieu comme celles-là à raconter ?
Il suffit de reconnaître Son visage à travers la vie de tous les jours. Nous
avons un Dieu humble. Il apparaît rarement dans les grands éclats. Mais comme
un bon papa, Il aime jouer à la cachette avec ses enfants. Derrière les
événements, dans la nature, à travers une personne, dans les pages de sa
Parole, partout Il trouve l’occasion de nous surprendre pour nous réjouir. Je
m’émerveille devant sa bonté qui va de surprise en surprise. C’est ainsi que je
me suis mise à guetter les « apparitions » de Dieu qui me montre le bout de Son
nez comme ça. Ma grand-mère parlait du doigt de la Providence. J’en suis venue
à reconnaître Sa main tous les jours. Les mots comme hasard et coïncidence ne
font plus partie de mon dictionnaire personnel. Je parle de Providence.
Il faut dire que nous avons la grande bénédiction d’être pauvres. Car, quand tu
as de l’argent, il est souvent difficile - et cela peut même devenir impossible
- de découvrir la Providence. Tu pourvois toi-même à tes propres besoins.
Comment Dieu peut-il alors te prodiguer de Sa main Son amour ? Tu lui en
enlèves souvent la possibilité. Cela donne un monde où le chacun-pour-soi règne
au détriment de l’entraide, du partage et d’une charité empressante. À vivre
ainsi, nous empêchons Dieu de renouveler Sa création en nous, par nous et
autour de nous.
Le doigt de la Providence ! Voilà mes apparitions à moi et je ne voudrais pas
pour tout l’or au monde qu’il en soit autrement.
Oh combien je veux vous transmettre l’étincelle ! Parfois, j’imagine la terre
entière sous l’action de cette flamme d’amour.
N’est-ce pas que si nous prenions soin, chacun, les uns des autres comme Dieu
prend soin de chacun de nous, la face de la terre serait renouvelée ? Nous
serions agréablement surpris de contempler la gloire de Dieu.
Et Dieu dit : « Que la lumière soit ! » et la lumière fut (Gn 1, 3).
Céline Larouche

Ton
sacrement de paix
Au cours de cette semaine, j’ai eu quelques conflits qui
m’ont plus ou moins dérangé. L’agressivité était de la partie, je n’ose pas
vous dire à quel point.
J’ai décidé d’aller à la chapelle où Jésus était exposé pour
lui faire part de mon état d’esprit. Une fois bien assis devant le
Saint-Sacrement, j’ai regardé Jésus et lui ai dit en un grand cri de détresse :
« Jésus, prends cette agressivité qui me ronge le cœur, libère-moi de ce
malaise qui me blesse et me dérange. Je vide ma coupe au pied de ta croix.
Remplis-la de ta paix ». Instantanément, je fus rempli d’une grande paix.
Quel bonheur de retrouver ce bien-être intérieur ! Après un
court moment d’adoration et de louange, je suis reparti… le sourire aux lèvres
et la paix au cœur.
Johnny Morissette, 24 ans, Famille Marie-Jeunesse,
Vassan

Chanter pour Dieu
Depuis que j’étais toute petite, je rêvais
de chanter un jour devant plein de gens et de monter un spectacle avec une
couleur propre à moi afin de toucher des cœurs. Mais j’avais vite abandonné mes rêves, car ils me
paraissaient irréalisables. Pour percer dans le domaine du chant, il fallait
être connue et je ne l’étais pas ou encore, il fallait que des gens nous
subventionnent et je n’en connaissais pas.
Les années ont passé et je n’y pensais
plus, mais Dieu savait, Lui, à quel point j’aimais le chant et Il ne pouvait
pas me laisser tomber. Quelle ne fut pas ma grande joie quand des responsables
de la Famille Marie-Jeunesse m’ont proposé de mettre sur pied un petit
spectacle « gospel » pour Noël. Mon Père du ciel me faisait un clin d’œil et me
permettait ainsi de réaliser mon grand rêve. C’est Lui qui fut mon gérant.
C’est Lui qui s’est occupé de toucher les cœurs et le mien en premier. Merci
Père !
Béatrice Bateau, 32 ans, Famille Marie-Jeunesse, Île de la
Réunion

Juste pour ma joie
J’avais étudié en Arts et Communications
et, en me mettant à la suite de Jésus, je croyais devoir mettre tout cela de
côté. Mais le Seigneur m’a fait une belle délicatesse : j’aimais beaucoup le
cinéma et particulièrement manœuvrer la caméra. J’ai maintenant la chance de le
faire : je suis cameraman pour une émission de télévision… chrétienne en plus !
J’y travaille une fois par mois et cela fait ma joie !
C’est beau ! Je ne l’avais jamais demandé
et le Seigneur s’est plu à réaliser un tout petit rêve que j’avais, juste pour
ma joie, parce qu’il m’aime. Gloire à Dieu !
François Bérubé, 21 ans, Famille
Marie-Jeunesse, Boucherville

Témoignage de Patrice Montreuil, participant à l’École de la
foi en 2000-2001
C’est à l’aide d’une citation
de Gilles Vigneault que je désire vous faire part de mon expérience à Agapê. «
Quand les jardins sont semés, on ne se sent plus seul, responsable de tout. La
terre reprend son tour de garde. »
Agapê, terre de recherche. Je suis arrivé à Agapê à l’âge de 31 ans,
avec le désir de cerner la place que Dieu prenait dans ma vie. J’y venais pour
travailler ma terre et y laisser grandir la volonté de Dieu sur moi, et ce,
après un parcours de quelques années sur le marché du travail. Il s’agissait
pour moi d’une démarche de discernement vocationnel et d’un désir de mettre des
mots sur une expérience que je sens profondément ancrée en moi. Cette
expérience de Dieu, il m’était difficile de la nommer et d’y trouver une
résonance au cœur de ma réalité quotidienne et cela, même dans la façon dont je
percevais la religion ou l’Église.
Agapê, terre de rencontre. Je crois que la vie communautaire a été
l’aspect le plus exigeant mais aussi le plus riche de mon année. C’est au cœur
de la réalité quotidienne que les forces et les limites de chacun deviennent
évidentes. J’y ai découvert que vivre selon les valeurs de l’Évangile n’est pas
un idéal qui amène facilité. Vivre la rencontre du Christ avec l’autre, c’est
davantage ce désir de marcher ensemble, en étant vrai. C’est saisir tout ce que
le moment présent nous offre comme occasion de dépassement.
Agapê, terre d’intégration. Si, pour reprendre l’expression de
Vigneault, je crois tellement pertinent de mettre les efforts pour semer, c’est
que j’ai la conviction profonde que la terre prend son tour de garde. J’ai
appris que c’est à travers la pauvreté et l’ouverture du cœur que Dieu se
manifeste doucement… dans le bruissement d’un souffle ténu (1 R 19, 12). J’y
découvre un Dieu qui éclaire ma vie, et qui veut de moi un être réalisé, témoin
vivant de son Règne parmi nous. C’est donc avec joie que je poursuis
actuellement ma démarche avec Agapê à titre d’animateur à l’École de la foi.

Un cœur de feu…
À travers tous ces mouvements religieux
auxquels je m’engageais, le Seigneur m’a fait comprendre qu’il me fallait
l’Aimer avec un cœur de feu et combien la vertu d’obéissance était précieuse à
ses yeux. Josapha Menendes, femme d’une sainteté remarquable, affirme dans son
livre que l’obéissance à sa supérieure était plus agréable à son Dieu que ses
prières intimes avec lui.
Ce dont je vais témoigner maintenant, ce
sont des événements à travers lesquels j’ai saisi que le Seigneur me voulait
dans l’obéissance, le cœur tout rempli d’amour à faire sa volonté. Cette
obéissance à son Père, Jésus l’a accomplie jusqu’au bout ; le cœur brûlant
d’amour, il est allé jusqu’à la croix.
Lors d’un triduum dans la paroisse
Saint-Josaphat de Longueuil, paroisse dont je fais partie, je partage avec
plusieurs personnes connues. L’une d’elles me demande de la reconduire à son
foyer. À sa demeure, elle m’invite à prendre un café et, plus particulièrement,
à prier avec moi. J’accepte avec joie. Une parole prophétique… le Seigneur me
dit : « Laisse-toi aimer, je veux te donner un cœur de feu ». Le lendemain, à
la messe de clôture, une inconnue vient me rejoindre et me donne ce même
message : « Laisse-toi aimer, car je veux te donner un cœur de feu ».
Un peu plus tard, comme membre d’une
famille unie, je suis invité à Joliette, pour un brunch annuel chez un de mes
frères. Après le souper, je devais quitter pour une retraite à Saint-Jacques de
Montcalm, prêchée par l’abbé Gérard Marier. Ma sœur, religieuse de la
Congrégation Notre-Dame, me donne un petit cadeau bien enveloppé. Je l’envoie sur le siège de mon auto en
me disant : « Un cadeau de sœur ! Ça ne presse pas pour le déballer et je
l’oublie ».
Je me dirige à St-Jacques de Montcalm pour
cette retraite que j’avais accepté de faire, inspiré par l’Esprit saint et avec
la permission de mon supérieur, le père Doré.
Durant ces jours de prière intense, à
plusieurs reprises, le prédicateur fait allusion à la croix. Dans mon
cheminement spirituel, je me faisais aider par une religieuse. Et je lui
demande : « Qu’est-ce que c’est pour vous un cœur de feu ? » Et elle de me
répondre : « Le Seigneur te veut sur la croix avec lui ».
Une pause de 15 minutes. Je sors pour
prendre un peu l’air. Une autre religieuse me demande de ranger mon auto un peu
plus loin. J’ai dix minutes devant moi, j’en profite, accompagné d’une
religieuse, pour déballer le cadeau de ma sœur laissé dans la voiture. Oh !
Quelle n’est pas ma surprise de découvrir un très gros clou fixé sur une plaque
de marbre. Ma compagne est, elle aussi, dans un grand étonnement. Ma sœur
religieuse avait repéré ce clou dans un musée pour m’en faire cadeau. Était-elle inspirée par l’Esprit saint
à ce moment-là ? Je le crois.
Je comprenais que ce clou était le symbole
de ses souffrances. Lui dont les mains et les pieds avaient été cloués à la
croix. Ce clou, je l’appelai « le clou de la croix ».
Lors d’un pèlerinage à Medjugorje, à la
messe, Jésus m’inspira : « Ce clou que je t’ai donné, c’est le clou de
l’obéissance ».
Je conclus en disant que j’accepte ce clou
de l’obéissance dans l’humilité, le renoncement et l’abandon. Je compte sur la
grâce du Seigneur pour que chaque jour, je me soumette à sa sainte volonté et
que je l’aime avec son cœur à lui, avec un cœur de feu.
François Houle, de l’équipe du Jourdain
Magazine SELON
SA PAROLE (QUÉBEC) traitant de questions reliées à la spiritualité, l'évangélisation,
l'éducation de la foi et la vie en Église
Selon Sa Parole
novembre-décembre vol. 27 numéro 5
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Dernière mise à jour 8 décembre 2001
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