Lorsque le Tout-Puissant parle à travers un oiseau blessé…

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Grâce au témoignage d’un ami pourtant athée, j’ai pu reconnaître une fois de plus la bonté de notre Dieu envers ses enfants, malgré les façons surprenantes et parfois inusitées qu’Il a de se donner à nous.

 

Accablé par des problèmes personnels et réduit dans un état de détresse psychologique, cet ami entreprit, comme à la dérive, un long voyage à pied. Pour seul bagage… que le strict minimum : une petite tente et à peine quelques vêtements de rechange. La plupart du temps, il trouvait à bien se nourrir… dans les poubelles. Après des mois de tristesse, en quête d’un regain de vie, il rencontra un goéland blessé, gisant sur le trottoir après avoir eu l’aile gauche broyée par une voiture.

 

Alors que l’oiseau attendait la mort dans une grande sérénité, notre homme vivait une révolte contre la voiture ayant mutilé l’oiseau et, en même temps, se trouvait désespéré de ne pas pouvoir l’aider davantage. Durant une semaine, il pensa de façon quasi obsessionnelle à ce pauvre animal.

 

Puis cet ami comprit. La paix de ce goéland face à sa mort, pourtant le plus terrible événement pouvant lui arriver, lui permit de prendre conscience de l’insignifiance de ses propres problèmes. Il m’écrivit quelque temps plus tard : « Le souvenir de cet oiseau me procure à la fois émotion et réconfort. Il n’est pas mort pour rien, car il m’a redonné espoir ».

 

Notre Père, qui nourrit les oiseaux du ciel et habille le lys des champs, s’est ainsi penché avec bienveillance sur l’un de ses enfants, pourtant incroyant. Ne fait-il pas briller le soleil de son Amour sur tous et chacun ?

 

Du même coup, Il arrose en moi la confiance du petit enfant : Notre Papa nourrit et habille non seulement le corps, mais d’abord le cœur et l’esprit. N’est-ce pas merveilleux ?

 

Lorsque le Tout-Puissant parle, même à travers un oiseau blessé, ne désire-t-il pas se laisser découvrir et aimer ? « C’était afin qu’ils cherchent la divinité pour l’atteindre si possible, comme à tâtons et la trouve ; aussi bien n’est-elle pas loin de chacun de nous. C’est en elle que nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Ac 17, 27-28).

 

Notre ami retrouva la force de combattre et put rentrer chez lui. Merci mon Dieu !

 

Céline Larouche, Îles-de-la-Madeleine



Magazine SELON SA PAROLE (QUÉBEC) traitant de questions reliées à la spiritualité, l'évangélisation, l'éducation de la foi et la vie en Église

Selon Sa Parole mars-avril vol. 28 numéro 2

 

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Dernière mise à jour 25 mai 2002

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