Il est ressuscité… Merci Seigneur !

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 « Bon ! Bien ! Ça va mal ! Votre enfant est atteint d’une maladie génétique rare » m’annonça le médecin.

« Est-ce qu’il va guérir ? » lui demandai-je.

« Non » répondit-il.

« Est-ce qu’il va mourir ? »

Le médecin baissa la tête et me fit signe que oui.

« Petit comme ça ? » interrogeai-je.

« Oui. »

 

Je fondis en larmes. On venait de m’annoncer que mon petit Étienne, à neuf semaines, n’avait que quelques mois à vivre.

 

Les jours suivant cette nouvelle ont été un enfer. Je me suis donc jetée dans la prière, exigeant un miracle du Seigneur. Toute la jour-née, je pleurais, priais et récitais des chapelets. Je me refusais à l’abandonner à la tendresse et à la miséricorde du Seigneur, je voulais le sauver.

 

Deux semaines plus tard, j’ai pris conscience que je ne pouvais plus continuer à vivre de cette manière, c’était trop lourd à porter. Après tout, Étienne avait besoin d’une mère souriante qui s’occupe de lui à temps plein. Alors j’ai dit au Seigneur : « Seigneur, tu vois mon fardeau, et bien je te le donne. Prends-le au complet, moi, tout ça me dépasse, c’est trop lourd pour moi. Tu connais mes besoins, mes attentes, tu sais que je voudrais un miracle. Mais au-delà de mes vouloirs et de ma douleur, que ta volonté soit faite sur cet enfant ».

 

Tranquillement, la vie a repris son cours. Son papa et moi prenions le temps de vivre les beaux moments qui nous étaient donnés avec notre fils, ce qui nous rendait très heureux. La vie était beaucoup plus facile parce que nous savions que le Seigneur nous portait dans ses bras.

 

Et le jour de son décès arriva. Malgré la peine et la douleur intenses que je ressentais, des sentiments de fierté et de joie habitaient aussi mon cœur. Le Seigneur avait installé au plus profond de mon être, la certitude que mon fils était ressuscité et qu’il était heureux.

 

Un jour une religieuse m’a dit que c’était une grâce de mourir à cet âge-là. Dans mon cœur, je me suis dit que moi aussi j’avais eu une grâce : j’ai pu être la mère de ce petit ange. Le miracle que le Seigneur a accompli n’est pas d’avoir guéri Étienne de sa maladie, mais d’avoir changé notre vision de la vie et notre façon d’être parent. Aussi, il a changé le cœur des personnes qui ont entouré notre enfant.

 

Un an et demi s’est écoulé depuis le décès de mon fils et le Seigneur continue de faire des merveilles. Il m’a permis d’être la mère d’un deuxième garçon. Maintenant âgé de trois mois, Dany est en pleine forme. Dans mon ventre, il a reçu des prières, tous les jours.

 

Aujourd’hui, Dany est un enfant très calme, rempli de la paix du Seigneur. Il nous comble par sa présence et son amour. Étienne continue de nous combler par les beaux souvenirs et par sa résurrection.

 

Julie Audet, Saint-Ambroise

 

 

Magazine SELON SA PAROLE (QUÉBEC) traitant de questions reliées à la spiritualité, l'évangélisation, l'éducation de la foi et la vie en Église

Selon Sa Parole mars-avril vol. 28 numéro 2

 

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Dernière mise à jour 25 mai 2002

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